|
Les petits monstres du Weepers Circus – Franck, Eric, Alexandre et Denis – se rencontrent
dans un lycée strasbourgeois en 1988 et fondent d'emblée le cirque des gens qui pleurent. Pourquoi
le nom est-il en anglais ? Parce que ces loustics sont un peu décalés par rapport à leur époque : ils
écoutent les Beatles, les Rolling Stones, Pink Floyd et Led Zeppelin ! Or dans leur ferveur
post-adolescente, il a bien fallu s'identifier... et donc angliciser leur nom !
Au début des années quatre-vingt dix, d'autres musiciens rejoindront le groupe mais n'y resteront pas. De lycéens, les garnements deviennent étudiants et proposent des spectacles conceptuels – le « Requiem » (1992) et les « Fables » (1994) – dans lesquels tous les arts sont sollicités : la musique bien entendu, mais aussi le théâtre, la danse et la peinture. En 1995 et 1996, la formation fait ses premières expériences discographiques : ainsi sont publiés un simple – « Weepers Circus » (1995) – et deux disques collectifs. Jusqu'en 1997, le groupe ne quitte pas l'Alsace mais à partir du premier album – « Le fou et la balance » (1997) – il s'aventure dans les terres de la France de l'intérieur. Et là... l'aventure s'accélère avec la parution d'un second simple – « Je suis noble » (1998) – puis d'un second album – « L'épouvantail » (1999) – qui donnent l'occasion au Weepers Circus d'intensifier les tournées françaises. Ces disques sont très influencés par les pays de l'Est, la tradition manouche, yiddish et médiévale. Pour le nouveau millénaire, les données changent : le groupe signe chez Universal et publie son troisième album – « L'ombre et la demoiselle » (2000) – sous cette enseigne. La même année, le groupe rencontre Caroline Loeb qui désormais supervisera les mises en scène du Circus : c'est elle en particulier qui proposera au groupe de s'habiller en vêtements Jean-Paul Gaulthier. Cet album marque aussi un tournant parce qu'il exprime avec clarté les influences d'un Brel, d'un Brassens ou d'un Vian. Il est aussi l'occasion d'un duo avec le groupe Bratsch dans le titre « Le cirque des gens qui pleure » et qui fera l'objet d'un vidéo clip (réalisé par Nicolas Bonnefous) diffusé sur M6. En 2001, un cinquième membre – Goulec – s'ajoute à l'aventure en y introduisant la batterie : cet ajout marque l'influence croissante du rock led zeppelinien dans les futures orientations des musiciens. La même année, le Weepers Circus participe à l'hommage collectif consacré à Brassens – « Les oiseaux de passage » (2001) – et rencontre à cette occasion l'arrangeur Joseph Racaille : cette collaboration est décisive dans la façon dont le groupe conçoit les orchestrations futures. En 2002, le groupe rencontre Serge Bégout (des Têtes Raides) et Olivia Ruiz (ex-Star Académy – 1ère saison) : ils participent tous les deux au quatrième album – « Faites entrer » (2003) – et rejoindrons souvent les Weepers sur les scènes françaises. Cet album prend une tournure plus rock tout en conservant un esprit chanson. La même année, le groupe participe à l'album d'Olivia – « J'aime pas l'amour » (2003) – en lui écrivant et interprétant le titre « Petite fable ». En 2004, Boris Plateau réalise un vidéo clip d'animation sur un vieux titre du groupe – « Le bouffon et la controverse » (1998) – et qui sera primé dans de nombreux festivals. La même année, le groupe est invité sur l'album des Ogres de Barback – « Terrain vague » – et entame la préparation du cinquième album… publié le 10 octobre 2005 : « La monstrueuse parade ». Ce disque est un hommage au film « Freaks » (1932) de Tod Browning : une réflexion sur la notion d'anormalité. Musicalement, une certaine radicalité rock associée à d'amples orchestrations cordes et vents est pleinement assumée. En juin 2006, Christian Houllé crée un clip vidéo autour du titre « Janvier ». En mars 2007 est publié un « Tribute to Polnareff » (aux côtés de Calvin Russell et Nick Cave) dans lequel le groupe reprend « Lettre à France » en duo avec China Moses (la fille de Dee Dee Bridgewater). Le même mois, le groupe intervient en milieu scolaire autour d'une présentation philosophique et artistique (peinture, cinéma et musique) sur le thème de « Qui sont les monstres ? ». En 2007 toujours, le groupe signe chez XIII Bis Records / Sony-BMG et à l'automne de la même année, il publie son sixième album, intitulé « Tout n'est plus si noir », de même qu'il entame sa nouvelle tournée (à partir de septembre/octobre 2007). Sont invités dans ce nouvel opus : Olivia Ruiz (pour une cinquième collaboration), la comédienne Irène Jacob et Mathias Malzieu (du groupe Dionysos ). Une nouvelle aventure commence... |