Le remède en l'instant se cache et se fâche
Et trône et puis renverse la kyrielle lâche
Celle, l'indocile, la querelle nouvelle
L'indécence imbécile hostile à l'étincelle

Le crâne en la suite empoisonne et emprisonne
En la troisième heure en le sang il se donne
Je vois la chair solaire en l'effondrement
Entre l'eau, le feu, la terre et les quatre jolis vents

Et l'on dit de moi
Et je dis de moi
Je suis légion, je porte l'oraison
Et l'on dit de moi
Et je dis de moi
La semence bergère et la danse solaire
Et les anciens se taisent
Et les mots s'entrecroisent
Et la lune s'élève
Et les feux s'embrasent

Et le manteau rouge en le supplice et la démence
Je le sais en l'errance et défait en l'offense
Mais la conduite, la suite, les apôtres souverains
Et le grand jardin roi, en le pain et le vin

J'éprouve enfin les phrases, les sept dernières
Et se brise la frise, la prière et la colère
L'excise méprise, la femme seule a vu
La mesure du lieu en la tombe irrésolue

Et l'on dit de moi
Et je dis de moi
Je suis légion, je porte l'oraison
Et l'on dit de moi
Et je dis de moi
La semence bergère et la danse solaire
Et les anciens se taisent
Et les mots s'entrecroisent
Et la lune s'élève
Et les feux s'embrasent


Texte & musique Eric Kaija Guerrier