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Nous ne prendrons plus les mêmes chemins
Ton corps serré contre le mien Deux larmes sur un champ de bataille Tes bras m'entourent, je ne sens rien... Tourne, tourne, le temps lasse Des heures, des nuits vêtues de glace On pense à fuir, mais il n'est plus temps Tourne, tourne, je m'efface On se meut comme une ombre on est plus tendres On est plus forts on est plus rien Qu'en dis-tu, toi, qui dors à l'aube de ton premier jour Est-ce vrai, est-ce faux, est-ce d'avoir trop rêvé... d'insouciance... Nous ne prendrons plus les mêmes chemins Ton coeur serré contre le mien Deux âmes sur un champ de bataille Tes doigts me touchent, je ne sens rien... Attendre encore quelques minutes Ou quelques heures que cela cesse La tête lourde, le corps s'endort en vain Et deviner ces yeux qui bougent Comme un pantin, une maîtresse Une main sur une main qui ne veut plus rien dire Qu'en dis-tu, toi, qui dors à l'aube de ton premier jour Est-ce la pluie ou les larmes qui rougissent nos yeux... d'insouciance... Nous ne prendrons plus les mêmes chemins Mon coeur serré contre ton sein Deux âmes, deux larmes, d'autres chemins Tes mains me calment, je n'sens plus rien Tournent, tournent, les menaces Ce cri qui monte comme une grâce Mes yeux te voient mais tu es déjà loin Des pensées comme des enclumes Plus lourdes que l'attente, on regarde le vide De peur de tomber... Qu'en dis-tu, toi, qui dors à l'aube de ton premier jour Est-ce moi, est-ce toi, est-ce d'avoir trop rêvé (l'amour) Autour de toi il y a nous, autour de moi il n'y a rien Je suis là comme un enfant qui rêverait d'avoir cinq ans... d'insouciance... (Laissez venir l'oiseau de paradis qu'il se glisse Laisse entrer l'oiseau de paradis Donne-lui l'asile Et laisse-le crier Et laisse-le grandir Pour ne pas l'effrayer Laisse-le dormir laisse-le crier qu'il se glisse laisse, laisse...) Texte & musique : Alexandre George Juin 2004 |