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Je crois encore entendre
le vent qui frappe à la fenêtre comme une plainte ou un murmure au plus loin de mes souvenirs Je crois encore entendre des mots si doux, des mots si purs des mots si tendres à en cacher mes blessures et mon repentir Ô nuit enchanteresse si mystérieuse maintenant que ne ferais-je pour te suivre d'un pas si lent au plus loin de mes souvenirs Je crois encore entendre la prière faite à la nuit celle d'un enfant qui aurait fuit et changé le jour en la nuit Je crois encore entendre les rêveries baignées de larmes en amont d'une rivière calme les pieds nus et le cœur nu Ô nuit enchanteresse que n'es-tu pas une nuit sans fin pour trop de larmes et de détresse je me lève enfin et je me repose en ton sein... Texte Alexandre George - musique Georges Bizet - 2005 |