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Quand la neige est trop belle,
et qu'elle calme l'ennui, plus d'effrois, plus d'appels, seul le calme dans la nuit. « - Quand naguère nous étiez du plus charmant appât, distinguée, vous parliez, du chemin, de l'aura. Naguère, vous étiez aux frontières, naguère, vous étiez tout là-haut, naguère vous étiez la plus belle, là-bas, surplombant le tombeau. Si maligne, enjouée, Quand naguère, vous brilliez, vous rappeliez vos noces, vous régniez alentours, à nos jours bafoués, pas de temps pour crier, à nos vies féroces. effacer vos atours. Naguère, vous étiez en prière, naguère, vous étiez tout là-haut, naguère, silence sur cette terre, là-bas, surplombant le tombeau. » Grandiloquence extrême, du haut de son chapeau, elle régnait toute blême, à s'en feindre les os. Toute figée, toute « émoi », effroyable, enjouée, effondrée, « pauvre soi », les temps ont reculé. « - Naguère, vous restiez de pierre, naguère, le long des hauts fourneaux, naguère, les pions ont laissé faire, là-bas, surplombant le tombeau. Si supplice il y a, c'est de vous voir blêmir, si supplice il y a, c'est de vous voir vieillir. Si supplice il y a, c'est de me voir blêmir, si supplice il y a, c'est de me voir vieillir, ... mourir. » Texte et musique Alexandre George - septembre 1994 |