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Le croque-mitaine, les loups-garous
Ces traîne-misère de l'insomnie Quand c'est l'enfance qui vit en nous En rêve qui nous réveille la nuit Ça passe, on serre les dents, ça passe Les regards, les sourires, le jour La magie, l'imprudence, l'envie En apprenti on fait le tour Des bras qui tombent les interdits Ça passe, on ferme les yeux, ça passe Tu vois bien que t'es pas tout seul On pourrait même tous s'embrasser, A s'enrouler dans des linceuls On finit bien par s'ressembler... On serre les dents, ça passe On ferme les yeux, ça passe... La survie, l'impudence, l'envie Les bras au ciel, le corps grandi Les études, les mots, le sérieux On apprend à devenir vieux Ça passe, on serre les dents, ça passe L'Eté, le Soleil, les amis Les regards, les sourires, le jour La maladie du cœur, tari L'amour, l'amour, l'amour, l'amour L'amour, l'amour, l'amour, l'amour... Ça passe, on ferme les yeux, ça passe Tu vois bien que t'es pas tout seul On pourrait même tous s'embrasser, A s'enrouler dans des linceuls On finit bien par s'ressembler... On serre les dents, ça passe On ferme les yeux, ça passe... La froideur, l'argent, les soucis La colère, et l'on s'ronge les sangs, on tourne en rond Et file la vie, on laisse s'éloigner les printemps Ça passe... (bis) Le vent, la pluie, les larmes Les remords, restons-en là, Le ciel, un espoir, un sourire, Restons-en là... Ça passe... (bis) Tu vois bien que t'es pas tout seul On pourrait même tous s'embrasser, A s'enrouler dans des linceuls On finit bien par s'ressembler... On ferme les yeux, ça passe On serre les dents, ça lasse On ferme les yeux, ça lasse On serre les dents, tout passe... Texte & musique : Alexandre George 31 août 2004 |